Pourquoi j’ai tout quitté à 44 ans pour vivre en famille sans regrets

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On entend souvent qu’il est « trop tard » pour changer de vie, surtout à la quarantaine. Mais qui a dit qu’il fallait écouter les oiseaux de mauvais augure ? À 44 ans, j’ai décidé de briser la routine et d’embarquer toute ma famille dans une aventure qui allait changer nos vies : vivre sans regrets, partout où le vent (et le wifi) nous mène !

Quand le déclic bouscule tout

Combien de fois a-t-on entendu : « Trop tard pour se reconvertir dans un nouveau métier. Trop tard pour se former à de nouvelles compétences. Trop tard pour réaliser ses rêves. Trop tard pour être heureux. Trop tard pour faire un tour du monde » ? Ces phrases résonnent comme une boucle de fin d’après-midi pluvieuse, une rengaine qui, à force, finit par nous endormir. Et pourtant… c’est une erreur !

“La vie est trop courte.”, une phrase si usée qu’on finirait presque par ne plus vraiment l’entendre. Mais c’est la réalité. À la moitié de notre existence, nombreux sont ceux qui ont déjà connu la perte d’un parent, la maladie ou la brusque prise de conscience que tout peut s’arrêter en une fraction de seconde. C’est précisément ce choc qui amène à revoir ses priorités : ai-je envie de vivre avec des regrets, ou de prendre enfin les rênes de ma vie ?

Tout quitter pour une vie sans attaches (ou presque)

En décembre 2012, avec mon mari et notre fils de 13 ans, nous avons pris LA décision. Celle qui fait battre le cœur plus fort et donne des fourmis dans les jambes : quitter notre maison, notre routine, pour embrasser une vie de voyage permanent. Pour beaucoup, l’idée même de ne plus avoir de foyer fixe est impensable. Autant demander à son chat de devenir vegan : incompréhensible.

Mais tout est parti d’une observation simple. Nous gérions déjà, depuis 7 ans, une boutique en ligne. Pourquoi ne pas la gérer tout en découvrant le monde ? Il suffisait d’avoir :

  • nos ordinateurs
  • une bonne connexion internet
  • nos passeports (toujours à portée de main, histoire de ne pas finir bloqués entre deux escales)

Ainsi, nous pouvions travailler tout en changeant régulièrement de ville, de pays, voire de continent. Nous avons donc créé une véritable organisation : recherche de logements (merci Airbnb), déplacements, organisation du travail à distance… Le tout, à une époque (2013) où ce style de vie n’avait rien d’évident en France.

Less is more : se délester pour mieux avancer

Pour goûter pleinement à notre nouvelle vie nomade, il fallait s’alléger. Plus question d’empiler bibelots poussiéreux et piles de vêtements jamais portés. L’idée : ne conserver que l’essentiel, tout ce qui nourrit notre bien-être. Enfin, tout sauf, peut-être, cette paire de chaussettes porte-bonheur…

Se séparer de ses possessions n’a rien d’anodin. Après 21 ans de vie commune, on accumule un tas de choses – c’est fou ! À quelques jours du grand départ, il ne restait que 4 ou 5 cartons à déposer chez des proches. Une fierté personnelle d’avoir réussi à garder seulement ce dont nous aurions besoin.

Ce n’est pas la course au dernier écran ou à l’armoire pleine de chaussures qui rend heureux… C’est ce chemin vers l’essentiel qui nous a ouvert la voie vers la sérénité et la liberté.

Vivre et travailler autrement : un choix qui transforme

Contrairement à ce que certains pensent, notre objectif n’a jamais été de faire le tour du monde à toute allure, passeport en main et selfie à gogo. L’essentiel était ailleurs : expérimenter une vie sans routine, sortir de notre zone de confort.

  • Quitter le cocon de notre maison dans le Var
  • Dire adieu à la routine
  • Aller vers les autres
  • Oser prendre la parole en public, malgré la timidité

Cette vie en mouvement m’a appris énormément sur moi-même, et sur les bénéfices de choisir ses propres rêves au lieu de suivre ceux des autres. Vivre chaque moment pleinement : voilà qui n’est pas si simple, mais tellement précieux pour ne jamais avoir de regrets.

Depuis peu, nos valises ont atterri en Bulgarie, un pays que nous savourons à notre rythme tout en poursuivant notre activité en ligne. Rien ne nous oblige à rester quelque part… Le monde est devenu notre maison, notre bureau, notre terrain de jeu.

Finalement, si je devais donner un conseil à celles et ceux qui doutent : faites le pas, ouvrez la porte à vos envies. Peut-être n’irez-vous pas jusqu’en Bulgarie, mais chaque rêve mérite d’être tenté… avant qu’il ne soit vraiment trop tard.