Avouez-le, vous aussi vous bondissez de votre siège à l’aéroport dès que vous entendez ce fameux appel au micro : « L’embarquement va commencer » ! Mais si ce réflexe semble naturel, ce n’est franchement pas la meilleure idée pour débuter votre voyage sous les meilleurs auspices. Et si, pour une fois, on faisait l’inverse ?
Faut-il vraiment embarquer en premier ?
L’embarquement, c’est un peu comme le Black Friday version terminal : tout le monde se lève d’un coup, la tension monte, et on a peur de rater quelque chose. Pourtant, s’engouffrer dans la file dès l’instant où l’hôtesse annonce le début de la procédure ne sert strictement à rien. Pire, cela pourrait même ralentir l’embarquement et… gâcher le début de votre vol.
En réalité, cet empressement est inutile. L’hôtesse de l’air – cette héroïne masquée chargée de contrôler passeports et cartes d’embarquement – précise, micro en main, les rangées concernées à chaque étape. Pourtant, la tentation est forte de se précipiter à la porte de l’appareil, pensant sans doute prendre une avance stratégique. Spoiler : ce n’est ni stratégique, ni malin, surtout si vous voyagez seul ou n’avez pas réservé des sièges côte à côte en groupe.
L’astuce des pros : embarquer (presque) en dernier
Certaines compagnies, telles qu’Easy Jet ou Air Caraïbes, flairant le filon, vous proposent même de payer pour embarquer en premier. Mais Jane Hawkes, ancienne hôtesse reconvertie experte conso, tord le cou à cette habitude. Interrogée par Insidehook, elle tranche : mieux vaut embarquer dans les derniers. D’abord, pas besoin de se presser : votre siège, rassurez-vous, est garanti ! Inutile donc de participer à la course et de jouer des coudes dans la passerelle.
Mais ce n’est pas tout : « Si l’avion n’est pas plein et qu’il y a un siège vide qui vous conviendrait mieux, alors il est bien plus facile d’échanger », confie Jane Hawkes. S’installer parmi les derniers vous offre donc la possibilité de repérer, au dernier moment, LE siège inoccupé idéal : un luxe non négligeable alors que les ponts de mai et la période estivale approchent à grands pas.
Bien choisir son siège : les pièges à éviter
L’expérience de Jane Hawkes ne s’arrête pas là : invitée à donner son avis au site britannique Express, elle livre quelques astuces pour choisir le meilleur siège (et éviter les pires).
- À fuir : l’arrière de l’avion. Cette zone est plus bruyante, à cause des moteurs et des toilettes.
- Les sièges près des espaces de cuisine : non seulement il y a du bruit (vos plats chauffés sur place n’y sont pas pour rien !), mais en plus, ce sont souvent des endroits de passage et de discussions pour les passagers en quête de détente… ou de papotage improvisé.
Conclusion ? Repérez soigneusement le plan de la cabine lors du choix de votre siège, quitte à passer quelques minutes de plus face à votre écran lors de l’enregistrement en ligne.
Derniers conseils de pro pour voyager léger… et zen
Parce qu’un vol réussi se joue aussi dans les détails, Jane Hawkes recommande quelques gestes simples à adopter :
- Privilégier un repas léger avant d’embarquer.
- Choisir des vêtements amples, synonymes de confort lors du vol.
- Pensez aux bouchons d’oreilles : la promiscuité, les pleurs de bébé (on compatit), et le moteur en fond sonore pourraient vite transformer vos envies d’évasion en supplice.
- Sélectionner son siège avec soin sur le plan de l’appareil.
La prochaine fois que l’hôtesse prendra le micro, résistez donc à l’appel de la foule. Laissez passer les plus pressés vers le tarmac, respirez, et offrez-vous la liberté de choisir votre place (ou de vous poser là où le calme règne encore). Voilà, voyager peut aussi rimer avec zénitude et astuces de pros… Bon vol !

Juliette est passionnée de cuisine et de gastronomie sous toutes leurs formes. Elle aime explorer les saveurs, revisiter les classiques et partager ses découvertes culinaires. À travers ses articles, elle invite chacun à prendre plaisir à cuisiner et à déguster.




