La vérité choc sur la régulation : va-t-elle mettre fin aux locations saisonnières ?

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Voilà un scoop qui va faire tousser dans les chaumières… ou plutôt dans les Airbnbs et autres joyeusetés de la location saisonnière ! La régulation prend le pouvoir, brandit son épée de la loi Le Meur et rebat les cartes pour les propriétaires aussi bien que pour les vacanciers. Va-t-on assister à l’extinction programmée des locations courtes durées ou à une grande mutation du secteur ? On vous dit tout, sans langue de bois et sans priver personne de ses nuits.

Des limitations de plus en plus serrées : 90 jours, et puis s’en va ?

L’un des plus gros bouleversements ? La fameuse règle des 90 jours. Si vous louez votre résidence principale, la limite passe à 90 jours par an… dans les communes qui l’ont décidé (coucou Paris, Lyon et Marseille !). Ailleurs, le compteur reste bloqué à 120 jours. Un détail qui a son importance pour les professionnels de la location.

  • À Lyon et Marseille : pas plus de 90 nuits de fête par an dès 2025 pour une résidence principale.
  • À Bordeaux, la générosité règne encore avec 120 jours, mais gare au non-respect, l’amende peut grimper jusqu’à 15 000 €.
  • Pour les futés qui louent une chambre meublée dans leur résidence principale, aucun plafonnement annuel n’est précisé. En revanche, il faut penser à la déclaration en mairie (on ne rigole pas avec l’administration !).

Il faut également garder un œil sur la déferlante réglementaire possible, les communes encore épargnées pouvant très bien serrer la vis si l’attractivité touristique décolle.

Formalités : la paperasse monte en gamme

Les proprios de logements touristiques devront impérativement déclarer leur bien sur une future plateforme de téléservice nationale, attendue avant le 20 mai 2026. En parallèle, selon la taille et le lieu :

  • On commence par une déclaration (voire une autorisation de changement d’usage dans les grandes villes).
  • Il faut demander (et obtenir !) un numéro d’enregistrement qui devra s’afficher sur toutes les annonces publiées, sous peine de sanction (1 500 € d’amende par annonce dès novembre 2025, et suppression automatique).

Les plateformes aussi montent la garde : si vous dépassez la durée maximale ou si votre annonce manque du précieux numéro, elle pourra être bloquée sans pitié. On est loin du joyeux bazar d’antan !

La chasse aux passoires thermiques est lancée

Autre front, et pas des moindres : celui de la performance énergétique. Finie l’ère où l’on pouvait louer une grange glaciale comme résidence de charme !

  • Dès le 21 novembre 2024, adieu la location des logements classés F ou moins.
  • Les E ont sursis jusqu’au 31 décembre 2033, histoire de faire quelques (gros) travaux.
  • À partir de 2034, seuls les logements D ou mieux auront droit au titre de meublé touristique.

En cas de manquement, l’administration serre la vis : 5 000 € d’amende, puis 100 € par jour si rien ne bouge. Voilà de quoi motiver à isoler !
Les nouveaux biens, eux, devront présenter d’emblée un DPE E minimum dans les zones tendues pour espérer trouver preneur.

Fiscalité, contrôles, intelligence artificielle : l’avenir s’annonce corsé

Le fisc veille – et son œil est de plus en plus cybernétique ! Les loueurs en micro-BIC voient leur abattement fondre, et seront encouragés (ou forcés) à passer au régime réel d’imposition, qui nécessite conseil expert et rigueur de comptable. Si les plafonds de recettes sont dépassés, inutile d’espérer y couper.

Les mairies disposent de nouveaux super-pouvoirs pour encadrer le marché, allant jusqu’à limiter le nombre de biens loués sur leur commune. Quant aux contrôles, ils s’annoncent numériques et sans appel : croisement de données, usage de l’intelligence artificielle, plateformes contraintes de collaborer… Le tout sous l’œil des institutions européennes, qui n’excluent pas de muscler la supervision.

Alors, la fin programmée des locations saisonnières ? N’exagérons rien. Mais le message est clair : se lancer dans la location meublée touristique ne s’improvise plus. Il va falloir jouer selon les règles, surveiller sa boîte aux lettres (et sa boîte mail !), aimer la transparence et peut-être, pour une fois, trouver un peu de charme dans les diagnostics de performance énergétique. Le conseil du jour ? Gardez une bonne relation avec les syndicats de copropriété… et votre comptable !