Il vit en croisière depuis 23 ans : sa vie sur terre est finie

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Peut-on vraiment passer sa vie sur un nuage ? Pour Mario Salcedo, la réponse est simple : troquez le nuage contre un paquebot et voguez l’esprit léger ! Depuis plus de deux décennies, cet homme d’affaires a abandonné la terre ferme pour adopter définitivement les ponts luisants des paquebots géants. Mais derrière ce rêve digne d’une carte postale permanente se cache une réalité plus complexe qu’il n’y paraît.

La croisière sans retour : le grand saut de Mario Salcedo

Vivre chaque jour comme s’il s’agissait des grandes vacances, c’est ce que beaucoup de gens imaginent être le summum du bonheur. Mario Salcedo, lui, l’a rendu possible – et pas seulement de façon ponctuelle ou lors d’une retraite aimablement dorée ! Il a troqué son appartement contre une véritable existence sur les mers du globe, à bord des paquebots les plus imposants, principalement ceux de la flotte Royal Caribbean.

  • Plus de 25 ans de vie continue en croisière
  • 1 154 croisières à son actif
  • Passage d’un navire à l’autre, sans jamais vraiment revenir sur la terre ferme

Auparavant, Mario menait une vie on ne peut plus classique : dévoué à la finance, sans attaches, famille ni obligations, il gérait son quotidien loin des tangages marins. Puis, sur un coup de tête – ou une prise de conscience salutaire – il a largué les amarres pour de bon. Aujourd’hui, ses journées oscillent entre activités nautiques et soirées dansantes, histoire de satisfaire son appétit redoutable pour la liberté.

Super Mario : business flottant et astuces de croisiériste chevronné

Ne vous fiez pas aux apparences : résider à bord d’un bateau de croisière ne signifie pas vivre comme un grand oisif. Baptisé « Super Mario » par l’équipage, Salcedo garde une main ferme sur ses affaires. Depuis une table bien à lui sur le pont – son bureau flottant, rien que ça ! – il gère chaque jour ses investissements. C’est par cette activité qu’il finance son mode de vie hors norme, dépensant chaque année entre 70 000 et 100 000 euros.
Ce n’est pas tout. Pour prolonger le plaisir, Super Mario pratique une gestion particulièrement maligne de son espace et de ses finances. Sa recette ? Il choisit systématiquement la cabine intérieure la plus simple, estimant qu’elle lui suffit largement puisqu’il n’y met les pieds que pour dormir. De quoi faire pâlir les adeptes de suites de luxe – et prouver qu’un peu d’astuce prolonge le paradis sur mer !

La mer comme unique port d’attache : le prix à payer

La magie a pourtant son revers, et il ne tient pas à l’addition du restaurant du navire. Non, pour Mario, la vraie difficulté, c’est la terre ferme elle-même ! Après tant d’années bercé par le roulis, il souffre de la maladie du débarquement. Cette affection rare, qui s’attaque à l’oreille interne, provoque une sensation constante de tangage, même lorsqu’il pose pied à terre. Contrairement à la majorité des croisiéristes qui retrouvent la stabilité en quelques jours, lui se débat en permanence avec ce trouble. Son corps, désormais habitué à la douceur du mouvement marin, rechigne devant le sol fixe – ironique pour un homme qui fuit la fixité.
Cela dit, il ne descend à terre que rarement, et ce, pour :

  • Prendre un nouveau bateau
  • Vérifier son appartement à Miami
  • Régler quelques affaires administratives

À chaque excursion (forcée) sur la terre ferme, la différence d’équilibre lui saute aux yeux – ou plutôt, aux jambes ! Heureusement, Mario conserve une excellente santé, condition sine qua non pour être accepté en croisière. Tant qu’il reste en forme, rien ne menace son odyssée.

Un choix de vie qui interroge

Choisir la mer plutôt que la terre, il fallait oser. Mario Salcedo incarne à lui seul une vie que beaucoup n’oseraient qu’imaginer : une liberté radicale, mais des défis très concrets et profondément physiques. Son quotidien défie la normalité, bouleverse les repères stables et fait de la mer le seul endroit où il se sent chez lui. À l’heure où d’autres songent à rentrer chez eux, Mario, lui, ne cesse jamais de voguer. La prochaine étape ? Personne ne le sait… mais une chose est sûre : tant qu’il aura pied sur un pont, sa vie sur terre est bel et bien finie. La mer, ce n’est pas juste une destination de vacances ; pour Mario, c’est le seul sol qui vaille la peine d’être foulé… même s’il tangue un peu !