Préparez-vous à bousculer vos idées reçues : le champion toutes catégories de la vitamine B12 ne se trouve peut-être pas là où vous l’imaginez… Oubliez le steak ou le fromage : un végétal bien particulier bat tous les records !
La vitamine B12 : longtemps chasse gardée du monde animal ?
Quand on évoque la vitamine B12, également appelée cobalamine, le réflexe reste de penser à la viande ou au poisson. Et, il faut l’admettre, ces aliments sont de véritables réserves naturelles. Le foie d’agneau, par exemple, affiche une quantité impressionnante de 95,8 µg pour 100 g ! Même le poulpe, avec ses 36 µg pour 100 g, joue dans la cour des grands. Pas étonnant, donc, que beaucoup associent encore besoins en B12 et produits carnés.
Selon l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), nos besoins quotidiens s’élèvent à 4 µg par jour dès 18 ans, et grimpent légèrement pour les femmes enceintes (4,5 µg). D’où l’importance de ne pas négliger sa source, surtout pour ceux qui songeraient à réduire, voire éliminer les aliments d’origine animale.
Les œufs et les fromages, candidats sérieux… mais pas vainqueurs
Le règne animal n’a pourtant pas le monopole du podium. Parlons d’abord du fromage, qui sait joindre l’agréable à l’utile :
- 100 g de parmesan : 2,64 µg de B12
- Comté : 2,59 µg
- Mozzarella : 2,28 µg
- Mimolette : 2,06 µg
- Emmental : 2,02 µg
- Camembert : 1,61 µg
Mention spéciale aux œufs ! Ils figurent parmi les bons élèves, surtout ceux de canes ou d’oies. Pour 100 g, les teneurs s’envolent :
- Œuf de poule cru : 1,45 µg
- Jaune d’œuf cru : 3,03 µg
- Œuf en poudre : 3,67 µg
- Œuf de cane : 5,4 µg
- Œuf d’oie : 5,1 µg
- Jaune d’œuf en poudre : 5,68 µg
On le voit, qu’on soit plutôt plateau de fromages ou omelette géante, on garde la santé… même si l’on n’atteint pas tout à fait les performances du foie d’agneau.
Et côté végétal, alors ? Les algues pulvérisent les scores !
Là, attention, surprise de taille : les algues déjouent tous les pronostics. Et pas qu’un peu ! Sur 100 g de matière sèche et déshydratée, c’est l’explosion :
- Laitue de mer : 9,55 µg
- Dulse (Palmaria palmata) : 9,81 µg
- Algue Ao-nori (Enteromorpha sp.) : 30,6 µg
- Algue Nori (Porphyra sp.) : 38,8 µg – record absolu !
C’est désormais clair : certaines algues sèches laissent végéter loin derrière fromages, œufs et même de nombreux aliments carnés (hors foie d’agneau, bien sûr). Voilà de quoi réjouir les végétariens, et mettre un peu de sel marin dans les discussions à table !
Une précision sur les fruits et légumes classiques
Rassurez-vous (ou pas) si vous comptiez sur vos pommes de terre ou votre petit bol de raisin sec pour la B12 : c’est mal parti. Les quantités sont vraiment minuscules : 0,03 µg pour 100 g de pomme de terre cuite et 0,012 µg pour la même quantité de raisin sec. Les autres fruits et légumes ? Circulez, il n’y a (presque) rien à voir : d’après Ciqual, ils n’en contiennent tout simplement pas.
En résumé : si la vitamine B12 est encore trop souvent réservée dans l’imaginaire collectif au rôti ou au plateau de fruits de mer, les algues sèches — et tout particulièrement le nori — font coup double : elles explosent les compteurs, sont compatibles avec un régime végétarien et réservent, à elles seules, de quoi ravir les amateurs d’originalité en cuisine. La prochaine fois que vous commandez des sushis, souriez : vous avez peut-être décroché la palme de la B12 au naturel !

Juliette est passionnée de cuisine et de gastronomie sous toutes leurs formes. Elle aime explorer les saveurs, revisiter les classiques et partager ses découvertes culinaires. À travers ses articles, elle invite chacun à prendre plaisir à cuisiner et à déguster.




