“Après ma séparation, j’ai voyagé pour être libre” : son budget vacances dévoilé

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Après ma séparation, j’ai décidé de partir sur la route, à la recherche d’une liberté retrouvée… et d’un peu de fantaisie, malgré un porte-monnaie (parfois) capricieux ! Entre road-trip familial, budgets serrés, vie d’artisane et petits plaisirs coupables, voici le récit, sans tabous ni paillettes, de mes vacances post-rupture.

Le déclic : repartir de zéro, ou presque

Tout commence en 2022, juste après la séparation d’avec mon deuxième mari. Un besoin pressant de fuir la routine, de respirer à nouveau. Je lance alors un appel sur Facebook, à la recherche d’un partenaire de bivouac… mais c’est le silence radio. Qu’à cela ne tienne, la liberté n’attend pas ! J’ai réservé un billet de bateau pour l’Irlande pendant les vacances de Pâques. Honnêtement, je n’étais pas vraiment une grande aventurière et la perspective de voyager seule sans vraiment parler anglais, même vers une destination déjà connue, me faisait un peu peur. Mais j’avais réussi à économiser 2000 euros – grâce à quelques heures sup’ et à la générosité de ma communauté en ligne qui m’a offert 1000 euros de dons.

Évidemment, tout ce budget n’est pas parti en Guinness et moutons irlandais ! Un tiers était réservé à mon activité professionnelle : je suis artisane lainière, autrice et depuis peu… roadtripeuse assumée ! En Irlande, je n’ai pas résisté à la tentation : retour avec toisons de moutons, laine irlandaise, tweed, et quelques nuits en camping ou franchement plus confortables en Airbnb. Premier road-trip, premier dépassement de budget – la vie de liberté, c’est aussi ça.

Sur la route : l’aventure en famille… et en Volvo Break

Cette année, exit l’Irlande, place à l’Italie ! J’ai embarqué mes enfants (14 et 4 ans et demi), l’amie de ma grande (où la maman assurait ses propres frais) et pris la route à bord de ma fidèle Volvo Break, affectueusement baptisée Gertrude. Budget des vacances ? 2000 euros de côté, soit environ 160 euros économisés chaque mois, pour tout concilier : les voyages solo et les vacances en tribu.

Mais la réalité du terrain a mis mon sens de l’organisation à rude épreuve. Au menu des imprévus : péage du tunnel du Mont-Blanc (55 euros), vignettes pour la Suisse et l’Autriche, et funiculaire suisse – la note grimpe vite ! Les principaux postes de dépense furent :

  • 390 euros pour les campings
  • 400 euros d’essence (aller/retour !)
  • Un pneu éclaté – 350 euros… Merci le karma !

Pour limiter les frais, pas de restaurant, très peu de sorties payantes. J’avais même pensé à embarquer de quoi gérer nous-mêmes les petits-déjeuners. Les excursions gratuites sont mes alliées : un parc à ours rigolo en Suisse, une randonnée jusqu’à une empreinte de dinosaure en Italie… Le petit bonus TikTok : un parc à papillons en Suisse, repéré par ma fille et impossible à éviter (coup de cœur validé !). Et si l’un ou l’autre déborde du budget, je compense après… L’essentiel, c’est de ne pas rentrer frustrée. Nouveauté cette année : j’ai fait l’impasse sur les glaces, mais les enfants, eux, ne se sont pas privés !

Budget, boulot, biftons : l’équilibre délicat

Au quotidien, je cumule plusieurs casquettes : artisanat de la laine, écriture et indépendante sur les routes depuis deux ans. Je gagne entre 300 et 1500 euros par mois selon les périodes, avec pensions alimentaires et aides comprises. Autant le dire : tout ce qui rentre… ressort aussitôt. Je suis fourmi toute l’année, cigale (raisonnable, on se rassure !) en vacances. Entre calculs constants, achats d’occasion (brocantes et Vinted en force !) et flexitarisme imposé par les finances, chaque centime compte. Les vêtements neufs ? Plus vraiment mon truc. Les enfants mangent à la cantine, je m’assure qu’ils profitent d’au moins un repas équilibré par jour.

Paradoxalement, on ne se refuse pas le petit plaisir quand l’occasion s’y prête : un bon produit en promo, voire (soyons fous) une pièce de bœuf de Kobé pour mon aîné – le boucher m’a fait un prix d’ami, promis !

Voyager, s’émanciper… et avancer

Tous ces voyages m’ont donné confiance en moi. J’ai appris que je pouvais tout gérer, même les imprévus (douanes salées à 260 euros sur la laine norvégienne, ou poste d’AESH qui me file sous le nez). À chaque doute, je me repasse mes aventures dans la tête et je sais que j’en sortirai grandie, peu importe le contexte.

En mode maman solo, je veille à ce que les enfants ne manquent de rien. Comme on dit : ils mangent le bœuf, je grignote l’os ! Moins de restos, moins de soins pour moi, mais plus d’épanouissement. Jamais je n’ai été aussi heureuse, seule avec mes trois enfants et malgré un budget serré, qu’en couple dans une autre vie. Prochain rêve ? L’Islande… et peut-être, qui sait, un compagnon de route pour partager la prochaine escale.

Mon conseil : la liberté n’a pas de prix, mais elle a un coût. Agissez avec prudence, accueillez les imprévus… et offrez-vous, ne serait-ce qu’une fois, ce petit voyage qui change tout. La route est belle et, promis, on survit aux pneus crevés !